La respiration, Cet espace sacré où se rencontrent nos émotions. Avec ses inspirations, parfois suffocantes, qui remplissent nos poumons de vide. Et ses expirations, souvent libératrices, qui nous plongent dans la résonance infinie, de l’Univers en permanente expansion. Dans le coeur de la matrice.
La respiration, Ce sanctuaire où les battements de nos coeurs retentissent, et où ondulent les pulsations de vie. Celles dissimulées au creux de ses subtiles suspensions, Entre deux souffles, marqués par le silence. Là où entre ouverture et fermeture, S'allient les polarités, De la permanence et l'impermanence.
La respiration, Cet espace de liberté, où l’on ne fait plus qu’un. Là où le vide, pourtant si terrifiant, se transforme, soudain en repère, En un lieu dans lequel on revient. Cette sensation d'être à la maison, par delà nos âmes, Par delà nos chairs.
La respiration, Ce va et vient incessant, qui recèle l’essence et la justesse. Ce mouvement qui nous entraîne, dans la valse de tous les possibles, pour recommencer à chaque seconde, devant l’éternel.
Cette respiration, Mère de nos naissances, et celle de nos morts. Ce rythme délicat où se perdent chacune de nos inspires, et chacune de nos expires. A cet endroit où leurs silences se mêlent au plus grand que Soi.
Respirer, pour mourir et renaitre à chaque instant. Respirer, pour se suspendre dans le vertige de l’immensité. Respirer, pour se dissoudre dans les profondeurs de ce vaste océan. Respirer, pour retrouver le chemin. Celui qui n’existe que dans la douceur d’un intervalle. Perceptible à celui qui saura l’écouter, afin de mieux y plonger.